10 Comments
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Joan Spilman's avatar

You did it agsin!

Jane Dougherty's avatar

I get so irritated by ‘therapeutic’ writing passing itself off as poetry or literature. Write it if it makes you feel better, that’ what therapy is for, but there’s absolutely no need to publish it!

Jeanne Vessantra's avatar

J’adore la manière dont tu observes la nature et sa mélancolie à travers de simples détails. Il y a quelque chose de très calme dans ton écriture, mais en même temps profondément philosophique, intense et psychologique. J’aime beaucoup cette façon de révéler la profondeur cachée des choses.

Jane Dougherty's avatar

Je ne sais pas si je révèle. C’est la vérité qui me satisfait en tout cas. J’observe, j’absorbe et je recrache. Pour être honnête, je ne cherche même plus un sens ou un chemin. Encore moins une philosophie pour les autres. La nature existe en dehors de moi, malgré moi en dépit de moi. Les biches, les lièvres me regardent avec tristesse j’en suis sûre. Je n’y connais rien, mais je aime profondément ce que je ne comprends pas.

Jeanne Vessantra's avatar

J’aime beaucoup cette idée, et je me reconnais d’une certaine manière dans ce que tu dis. Au fil des années, j’ai découvert que la solution n’est jamais vraiment une résolution, car elle n’est pas quelque chose que l’on trouve au bout d’un chemin extérieur.

Elle ressemble davantage à un retour. Un effacement progressif de la distance entre nous et ce qui a toujours été là : la nature, notre propre corps, notre existence, notre âme.

La véritable révélation n’est pas d’ajouter quelque chose à soi, mais de revenir vers une profondeur que l’on avait oubliée. Et souvent, c’est en acceptant de ne rien savoir que l’on se reconnaît enfin face à soi-même, profondément.

Jane Dougherty's avatar

Oui, je crois que tu as raison. Je pense à tous ceux qui cherchent la petite bête, insistent qu’il y a une petite bête qui leur rend intéressants au lieu de vivre avec toutes les bêtes grandes et petites qui les entourent. Le ‘moi’ de moi n’est pas plus important dans le grand tout, que le ‘moi’ d’un mulot.

Jeanne Vessantra's avatar

Il y a quelque chose de très beau dans l’idée que notre existence ne vient pas d’une séparation du reste du monde, mais au contraire d’une appartenance plus profonde à quelque chose de vivant : une sorte de fusion, ou d’expression parmi d’autres mouvements.

Comme des feuilles portées par le vent, nous faisons partie du même souffle, sans être identiques.

Et peut-être que c’est en abandonnant cette opposition constante du "moi" que l’on découvre une forme de liberté qui nous correspond véritablement.

Jane Dougherty's avatar

Peut-être bien. Dans tout les cas, je suis convaincue que ce n’est pas en fouillant dans ses propres tripes qu’on trouvera le bonheur!

DRNaturegirl's avatar

Poignant.